Résumé
Cette thèse traite de la question du « droit à l'avortement » dans le cadre de la Convention
européenne des droits de l'homme (CEDH) en se concentrant sur la jurisprudence de la Cour
européenne des droits de l’homme (CEDH). Elle décrit la situation actuelle des droits à
l'avortement, dans le cadre des droits reproductifs et des droits humains internationaux, en vertu de
la CEDH. La réticence persistante de la CEDH à reconnaître le droit à l'avortement est examinée au
regard des articles de la CEDH, en particulier le droit au respect de la vie privée, l'interdiction des
traitements inhumains et dégradants et le droit à la non-discrimination. Les récentes décisions du
Tribunal constitutionnel polonais sont considérées comme limitant effectivement, voire abolissant,
le droit à l'avortement légal. La capacité de la CEDH à conclure que ces lois restrictives en matière
d'avortement constituent une violation de la CEDH est posée au regard de l'article 8, en mettant en
évidence la doctrine de la marge d'appréciation (MoA) et le consensus (européen) ; de l'article 3
et du refus de l'avortement en tant que traitement inhumain et dégradant ; et de l'article 14, en ce qui
concerne la discrimination fondée sur le sexe. La thèse conclut que la CEDH a la capacité de
conclure que les législations restrictives en matière d'avortement violent plusieurs articles de la
CEDH, à savoir les articles 3, 8 et 14. Compte tenu des décisions antérieures de la CEDH, la
conclusion d'une violation de l'article 3, un droit absolu, semble être le moyen le plus sûr pour la
Cour de garantir que l'avortement thérapeutique est protégé par la Convention.

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